Les Editos

Articles « Eolien » et « Aux armes citoyens » et en bas de page « Malaise à la maison de santé de Ménéac » et « Identité et avenir du Porhoët »

Éolien : Vent Debout appelle à la vigilance

Publié le 04/05/2017 par Ouest France

Le projet d’un parc de cinq éoliennes de 150 m de haut à Carguier, Rénéac et Le Pryas, à Plémet, a soulevé de nombreux refus et réticences au sein de la population locale.

Les membres de l’association Vent Debout sont soutenus, dans leurs demandes, par le député Marc Le Fur, par le maire, Romain Boutron et par la conseillère départementale Béatrice Boulanger. Ici, à la salle des fêtes, lors de leur grande journée d’information le 23 juillet 2016.

Élaboré sans aucune concertation avec les riverains ni avec le conseil municipal, ce parc éolien a été refusé à l’unanimité par les élus. L’association Vent Debout, à Plémet, après deux années de courriers, de rencontres avec des élus et riverains et d’actions, a constitué un dossier très complet sur l’éolien.

« Nous sommes soutenus par le député Marc Le Fur, qui souhaite aussi que les éoliennes soient placées à au moins 1 000 m des habitations et non plus à 500 m comme actuellement. » Une bonne nouvelle est venue conforter l’association dans sa démarche : le schéma régional de l’éolien breton a été annulé sur le fond par le tribunal, une première en France.

Le solaire, le biogaz…

Ce schéma prévoyait que 97 % du territoire Breton recevraient entre 2 500 à 5 000 éoliennes d’ici 2020. « Nous savons qu’il faut trouver des sources d’énergie renouvelables, observe Vent Debout. Mais l’éolien n’est qu’une source parmi d’autres qui ne sont pas utilisées dans notre secteur. Pourquoi continuer à planter partout des éoliennes dans un secteur déjà saturé ? Pensons donc au solaire, au biogaz, aux énergies locales pour une consommation locale comme cela se fait dans le Morbihan. »

De plus, les jours sans vent ou trop de vent, les éoliennes ne tournent pas, il y a donc obligation de faire appel aux centrales thermiques (gaz ou du pétrole) qui produisent du CO2. « Un problème rencontré en Allemagne. »

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a communiqué un rapport sur les effets sur la santé des basses fréquences et infrasons dus aux parcs éoliens, qui montre l’impact nuisible sur les animaux. « Dans ce même rapport, on peut lire qu’une étude sérieuse sur les êtres humains coûterait beaucoup trop cher, aussi l’agence a-t-elle reporté cette étude. Nous sommes inquiets et nous trouvons scandaleux la non-application du principe de précaution. »

L’association estime que l’éolien rapporte peu aux colelctivités : « Chaque Français finance à hauteur de 160 € en moyenne et par an, une part des profits qui reviennent à l’opérateur privé. Il s’agit d’un impôt que vous pouvez trouver sur votre facture EDF à la ligne CSPE. »

À cause des éoliennes situées à 500 m, des maisons deviennent invendables et perdent entre 30 et 40 % de leur valeur. « L’annulation du schéma régional est la preuve que notre lutte, et celles d’autres associations, est sensée. Nous demandons à chacun de rester vigilant. Aussi, nous venons de solliciter le président de Loudéac communauté Bretagne pour un rendez-vous, afin de lui faire part de nos craintes et de nos propositions. Nous avons mis en place sur notre site internet un jeu richement doté qui s’adresse à tous les élus du département. Pour gagner, il suffit que l’élu qui habite à 500 m d’une éolienne de 150 m de haut toute l’année, se fasse connaître. »

L’association prévoit de nombreuses actions en 2017. http://ventdeboutaplemet.wixsite. com/ventdeboutaplemet

 

AUX ARMES CITOYENS….

Plus de curé, plus de boulanger, plus de bistrot, plus de médecin, plus de notaire, plus de pompes funèbres! Réveillez-vous, citoyens!
Marchez, chantez, criez, défilez mais faites quelque chose!
Un beau bourg sans âme qui vive est un faux bourg désertique!

A quoi, à qui peut bien servir ces vilains bâtiments rouges sang qu’on appelle pompeusement salle des fêtes, salle des sports, salle du dojo plantés au milieu d’un nulle part si tristement voué à la dégringolade des taux de fréquentation qu’on est en droit de se poser des questions quant à la bonne utilisation des subventions reçues ou des impôts locaux des habitants de la commune!

A qui, à quoi peut bien servir ce lotissement où le gris bitume remplace l’herbe verte ! Où es-tu cher Merlin, l’Enchanteur, pour transformer de ta baguette magique, cette sinistre verrue, ce faux menhir qui trône piteusement à l’entrée de ton domaine que les enfants avaient si joliment appelé. Cette mascarade est une insulte à ton si beau tombeau en forêt de Brocéliande. Et on voudrait nous faire croire que le Porhoët a une identité et un avenir! Quelle dérision! Quel mensonge!

Où êtes-vous citoyens-paysans, citoyens-artisans, citoyens-commerçants, citoyens-salariés, citoyens-retraités, citoyens-jardiniers! Réveillez-vous! N’attendez plus que l’on dise ou que l’on fasse les investissements à votre place!

Exercez votre droit à la parole! Venez discuter quand on vous invite à donner votre avis sur l’avenir de votre bourgade!

Si vous laissez les autres décider à votre place, sachez que vous n’aurez plus jamais la possibilité de vous exprimer sur quoi que ce soit. Quand vous oserez ouvrir la bouche on vous la clouera sans aucun scrupule! Il faut savoir que des budgets non dépensés ne sont pas reconduits! C’est pareil pour la parole, si vous ne vous en servez pas on ne vous la donne plus!

Si j’étais vous, je ne resterais pas les bras croisés sur une mort assurée de ma commune, sur une campagne propre et triste à mourir mais je me mettrai debout pour replanter des arbres au milieu des champs sans que les moissons en pâtissent, pour ranimer des haies fleuries au bord des routes en lieu et place des engins aux bras démesurés qui font mourir les terres et les enfants, pour faire retravailler quelques beaux chevaux pour montrer aux enfants comment leurs grands-pères savaient les mener lors des labours!

Bref, je ferais un peu le voyage à l’envers pour voir si ce n’était pas mieux avant! Avant qu’on ait les éoliennes et les compteurs linky « intelligents», avant qu’on ait les porcheries et les étables à mille têtes, avant qu’on ait les dos d’âne et les trous de poules! Avant qu’on ait les monstres agricoles jaunes, bleus, verts et les poids lourds à huit essieux sur les routes! Avant qu’on ait internet et la télé et quand les cloches sonnaient tous les dimanches et que les inconnus disaient bonjour et souriaient aux passants! Bref, quand j’étais jeune!

Ah, si j’étais vous, c’est sûr, je saurais quoi faire….

MALAISE A LA MAISON DE SANTÉ DE MÉNÉAC

A la fin de l’année 2016 le médecin quitte le beau navire que la commune a construit et baptisé «maison de santé». Souvenez-vous c’était en 2010. Que disait la mairie à l’époque «L’objectif des professionnels de santé à ce jour est de ne plus être isolés dans leur pratique. Ils souhaitent se regrouper afin de valoriser leur travail, communication et échange autour de certains malades, de certains traitements» (B.M 2010). Pour prospective qu’elle fût cette création ne reposait peut-être pas suffisamment sur une étude lucide de la réalité locale. Quand le médecin est seul il semble difficile d’échanger sur ses propres pratiques !

La mairie justifiait encore son projet en ces termes «une maison de santé doit favoriser l’installation de professionnels. Notre canton est sous médicalisé, 3 médecins pour 56OO habitants soit une densité de 5,35 pour 10.000habitants alors que la moyenne du pays de Ploërmel est de 7,81 et de 10, 25 pour la Bretagne. L’âge moyen des 3 médecins du canton est de 56 ans. Ménéac a voulu, en construisant cette maison de santé garder sur son territoire des professionnels de santé et favoriser l’installation de jeunes». Vaine tentative semble-t-il !

Qu’en sera-t-il en 2017 ? Cette construction coûteuse pour l’époque, près de 440.000€ dont 22,46% à la charge de la commune pour un loyer annuel de 7200€ restera-t-elle une coquille vide?

Quels professionnels de santé resteront au service des Ménéacois ? Un pharmacien, deux infirmiers et une kinésithérapeute pour une population dont le nombre certes décline mais qui s’élève encore à plus de 1500 habitants. Comme nous le savons, il s’agit d’une population vieillissante et essentiellement rurale donc peu mobile. La majorité des actifs travaille hors les murs de la commune. Ménéac est devenue une commune-dortoir et pour cette tranche de population le choix médical de proximité est encore possible sur Mauron, La Trinité Porhoët ou encore Merdrignac.

Cependant Ménéac ne veut pas mourir!

Le tissu associatif montre depuis plusieurs mois un nouvel élan dynamique fort qui démontre une réelle volonté de rester «connecté».

Que peut donc faire notre collectif citoyen ? Déjà vous informer de ce départ qui n’est peut-être pas encore connu de tous. Ensuite, vous donner la parole et entendre vos avis sur la ou les réponses que vous aimeriez porter à la connaissance des élus de la commune. N’hésitez pas à nous les donner. Votre collectif citoyen existe pour vous écouter et transmettre aux élus vos idées. Ménéactions est aussi une courroie de transmission.

En effet, rester sans médecin généraliste est impensable puisque nous avons construit «sa» maison et qu’il y a déjà des locataires dont le loyer augmentera forcément à leurs dépens!

Cette maison de santé est utile pour l’exercice des professionnels qui choisissent d’y travailler mais elle est surtout devenue indispensable aux patients qui la fréquentent régulièrement.

Or, comment faire venir un ou une remplaçante quand on sait que les jeunes médecins généralistes ne veulent plus travailler seuls! La maison n’a pas été prévue pour accueillir une équipe de soins pluri-professionnelle et deux médecins à demeure.

Faudra-t-il comme certaines communes imaginer des plans «abracadabrantesques» qui s’avèrent souvent, à court terme, inopérants: vidéo-fun; grosse blague sur un site commercial; organiser un Generalist dating; proposer un salaire ou un statut de fonctionnaire etc !

Dans un récent article, Martine Chauvet, directrice adjointe de l’ARS (agence régionale de santé) «le nombre de praticiens en Bretagne correspond à la moyenne nationale, en revanche, ils sont mal répartis! Dans les zones rurales, plusieurs cantons dont une vingtaine en zone prioritaire sont en état d’urgence» (voir l’article « Les médecins sont mal répartis »). Ménéac est-t-elle dans une zone prioritaire ?

Cet article doit permettre à chacun d’entre vous de réfléchir sur le modèle de fonctionnement et de développement de la maison de santé que vous souhaitez pour Ménéac et surtout de nous faire part de votre réflexion avant que nous ne demandions en votre nom aux élus un référendum local !

IDENTITE ET AVENIR DU PORHOET

Dans la continuité des réunions-ateliers initiées par la Communauté de communes du Porhoët sur le thème de l’identité et l’avenir du Porhoët, une réunion d’information s’est tenue le 9 novembre 2016 à Guilliers.

En présence du sous-Préfet de Pontivy-Ploërmel, d’une Sénatrice et des élus des six communes de la Com/Com, l’assistance a entendu l’exposé de Vincent Aubelle, spécialiste de l’organisation institutionnelle des collectivités françaises venu évoquer des expériences récentes de création de nouvelles entités territoriales appelées: «communes nouvelles» regroupées en «communautés d’agglomérations».

Ces expériences ont un objectif commun: pouvoir peser dans les débats lorsqu’au 1er janvier 2017 les contours territoriaux vont se modifier, les centres de décisions se déplacer ainsi que les compétences. Les régions ont déjà acquis plus de compétences et la création des métropoles (Rennes, Vannes, Brest) modifient les comportements des citadins qui vont s’installer de facto et pour diverses raisons à l’extérieur de ces grands centres urbains. Leur déplacement voulu ou subi ne modifie ni leurs besoins et ni leurs envies de bien-être.

Les communes rurales dont les dotations baissent ne pourront plus offrir à leurs populations les services qu’elles réclament à juste titre pour apprécier leur cadre de vie. Elles seront donc dans l’incapacité d’accueillir de nouveaux habitants faute d’investissements significatifs.

En effet, les dotations de l’Etat sont inexorablement amenées à baisser. L’intérêt de ces nouvelles «architectures» communales est de ne pas voir leurs dotations baisser et pouvoir ainsi se laisser du temps pour se projeter à 30 ou 40 ans et permettre de faire ensemble le choix entre une identité offensive et ouverte ou à l’inverse garder une identité défensive et repliée sur elle-même.

Ces regroupements n’obèrent pas l’identité de chacune des communes qui les composent, chaque commune conserve son nom, seule la nouvelle communauté doit se «trouver» un nom.

Plusieurs challenges sont à évoquer pour les communes qui s’engagent dans ce processus:

  • bien «s’entendre» pour écouter les arguments des unes et des autres pour aboutir à un consensus accepté par toutes pour pouvoir décider ensemble de l’avenir.
  • La citoyenneté des habitants doit être développée et en accepter l’exercice.
  • Informer régulièrement la population à chaque étape de la mise en œuvre et expliquer pourquoi cette nouvelle organisation donne du sens et de l’avenir aux nouveaux territoires.
  • Apprendre à s’autogérer sans attendre tout de l’Etat

Fait à Ménéac le 13/11/2016 par Danièle CIVEL, secrétaire de Ménéactions.